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Retour à Stopper les crises d'algie vasculaire de la face avec la DMT

Sécurité et interactions médicamenteuses

Quels médicaments sont dangereux en combinaison avec la DMT, et comment minimiser les risques.

Mis à jour en : Mars 2026

La DMT, c'est sûr ?

La page sur les bases vous a donné la version courte. Voici le tableau complet : aux faibles doses utilisées pour stopper les crises d'AVF (5-10 mg), les risques cardiovasculaires et psychologiques de la DMT sont très faibles pour les personnes en bonne santé. La principale préoccupation, et la raison d'être de cette page, ce sont les interactions médicamenteuses, en particulier avec les médicaments qui agissent sur la sérotonine.

Résumé du profil de sécurité — aux doses d'arrêt de crise, les interactions médicamenteuses sont la préoccupation principale, tandis que les risques cardiovasculaires et psychologiques sont minimes pour la plupart des gens Aux doses d'arrêt de crise, le profil de sécurité est globalement favorable. Les interactions médicamenteuses sont le principal point de vigilance. Les risques cardiovasculaires et psychologiques sont minimes pour la plupart des gens.


Checklist sécurité

Cochez chaque point de cette liste avant votre première utilisation de DMT.

  • Médicaments listés. J'ai noté par écrit tous les médicaments, compléments alimentaires et remèdes à base de plantes que je prends.
  • Interactions vérifiées. J'ai vérifié chacun d'entre eux dans le tableau des interactions ci-dessous.
  • Médecin consulté (si nécessaire). Si le tableau le recommande pour les médicaments que je prends, j'ai consulté mon médecin.
  • Syndrome sérotoninergique compris. Je connais les symptômes et sais quand appeler les secours.
  • Tripsitter organisé·e. J'ai un·e tripsitter pour mes premières utilisations, et cette personne a aussi lu cette page.
  • Wash-out triptans (si applicable). Si je prends des triptans, j'attendrai au moins 24 heures après ma dernière prise avant d'utiliser la DMT.

Interactions médicamenteuses en bref

La DMT agit sur le système sérotoninergique du cerveau. La sérotonine est un messager chimique que votre cerveau utilise pour réguler l'humeur, le sommeil et la douleur. De nombreux médicaments courants ciblent aussi ce système. Quand deux substances ou plus agissent sur la sérotonine en même temps, leurs effets peuvent se cumuler de manière indésirable : c'est ce qu'on appelle un syndrome sérotoninergique.

En résumé :

  • Lithium : c'est un stop absolu. Ne prenez pas de DMT si vous êtes sous lithium (risque de convulsions).
  • Les médicaments sérotoninergiques (substances ciblant le système sérotoninergique) nécessitent une discussion avec votre médecin. Les deux principales catégories sont :
    • IMAO. Risque moyen à élevé de syndrome sérotoninergique. Ils imposent de toujours avoir un·e tripsitter lors de la prise de DMT.
    • ISRS / IRSN. Le risque de syndrome sérotoninergique est moyen à faible avec un seul médicament de cette catégorie, mais il n'est pas nul.
  • Triptans : un délai d'attente est nécessaire (au moins 24 heures ; frovatriptan : 5 jours) pour limiter le stress cardiovasculaire.
  • Tout le reste : consultez votre médecin.

Le danger n'est pas de prendre de la DMT en étant sous médicament sérotoninergique en soi. C'est de le faire sans connaître le syndrome sérotoninergique ni savoir réagir. Si vous prenez un médicament sérotoninergique, l'essentiel est de comprendre ce qu'est le syndrome sérotoninergique (section suivante), d'en connaître les signes, de savoir quoi faire, et de vous assurer que votre tripsitter les connaît aussi.

Niveaux de risque d'interaction — résumé visuel montrant le lithium comme stop absolu, les IMAO comme risque moyen-élevé, les ISRS et IRSN comme risque modéré, les triptans comme risque faible à modéré, et les autres sérotoninergiques comme risque variable Niveaux de risque d'interaction en un coup d'œil.

Vérifiez vos médicaments

Avant d'utiliser la DMT pour la première fois, faites la liste de tout ce que vous prenez (prescriptions, médicaments en vente libre, compléments alimentaires, remèdes à base de plantes) et vérifiez chaque élément dans ce tableau.

Médicament / CatégorieExemples (noms commerciaux)RisqueConduite à tenir
LithiumTéralitheRisque de convulsions : ne prenez pas de DMTAucune alternative. La DMT n'est pas une option sous lithium.
IMAOPhénelzine (Nardil), tranylcypromine (Parnate), isocarboxazide (Marplan), moclobémide (Moclamine) ; antibiotiques : linézolide ; plantes : ayahuasca, rue de Syrie, changaMoyen-élevé : risque de syndrome sérotoninergiqueConsultez votre médecin. Ayez toujours un·e tripsitter. Lisez la section syndrome sérotoninergique ci-dessous.
ISRS / IRSNFluoxétine (Prozac), sertraline (Zoloft), paroxétine (Deroxat), citalopram (Séropram), escitalopram (Séroplex), venlafaxine (Effexor), duloxétine (Cymbalta)Moyen-faible : les effets sérotoninergiques peuvent se cumulerConsultez votre médecin.
TriptansSumatriptan (Imigrane), rizatriptan (Maxalt), zolmitriptan (Zomig), frovatriptan (Tigreat)Faible risque sérotoninergique, préoccupation cardiovasculaireAttendez au moins 24 heures après votre dernière prise de triptan (frovatriptan : au moins 5 jours). Voir triptans ci-dessous.
Autres médicaments sérotoninergiquesAntidépresseurs tricycliques (clomipramine, imipramine), opioïdes (tramadol, fentanyl), dextrométhorphane (présent dans de nombreux sirops contre la toux), millepertuis, amphétamines, MDMA / ecstasyVariable : dépend de la combinaisonConsultez votre médecin.
Alcool et nicotineBière, vin, spiritueux ; cigarettes, cigares, tabac à chiquer, tabac à priser, tabac cérémonielFaible : risque d'aspiration, pas sérotoninergiqueNe prenez pas de DMT en état d'ébriété. Voir alcool et nicotine ci-dessous.

Si votre médicament ne figure pas dans cette liste, ne supposez pas qu'il est sans risque. Recherchez le nom de votre médicament suivi de « sérotonine » en ligne, ou demandez à votre médecin ou pharmacien·ne.

Comment parler de la DMT à votre médecin

Beaucoup de médecins connaissent mal la DMT, et vous craignez peut-être d'être jugé·e. Voici une approche possible :

  1. Présentez-le comme de la réduction des risques. « J'ai des AVF, et j'ai lu que certains patients utilisent de la DMT à faible dose pour stopper leurs crises. J'aimerais votre aide pour m'assurer que c'est compatible avec mes médicaments. »
  2. Montrez cette page. Montrez-leur le tableau des interactions et la section syndrome sérotoninergique. Les médecins répondent bien aux questions concrètes et précises.
  3. Posez la question sur vos médicaments spécifiques. « Pouvez-vous vérifier si l'un de mes traitements interagit avec un agoniste des récepteurs de la sérotonine ? »
  4. Le personnel médical ne vous dénoncera pas aux autorités. Les échanges médecin-patient sont confidentiels. Votre médecin peut vous le déconseiller, mais ne peut pas vous signaler aux autorités pour avoir posé la question.

Syndrome sérotoninergique : ce qu'il faut savoir

Partagez cette section avec votre tripsitter. Si vous prenez un médicament sérotoninergique, assurez-vous que la personne qui reste avec vous lors de vos premières utilisations a aussi lu cette section.

Le syndrome sérotoninergique survient quand votre cerveau est inondé de trop de sérotonine. Il est surtout probable quand la DMT est combinée avec un autre médicament qui augmente aussi la sérotonine, en particulier les IMAO, ou quand plusieurs médicaments sérotoninergiques se cumulent. C'est une condition traitable, et connaître les signes est ce qui permet d'en faire un risque gérable plutôt que dangereux.

Le risque augmente avec les doses plus élevées et le nombre de médicaments sérotoninergiques, mais il est difficile de prédire à l'avance quelle combinaison ou dose déclenchera le syndrome. C'est pourquoi nous recommandons de consulter votre médecin, de commencer avec de faibles doses, et d'avoir un·e tripsitter.

Symptômes

Appelez les services d'urgence (15 / 112 en France et en Europe) immédiatement si l'un de ces symptômes sévères apparaît :

  • Convulsions (tremblements incontrôlés, perte de connaissance)
  • Forte fièvre (au-dessus de 38,5 °C)
  • Évanouissement
  • Spasmes musculaires sévères, ou rigidité musculaire (le corps semble bloqué)
  • Mouvements oculaires latéraux incontrôlables
  • Rythme cardiaque rapide ou irrégulier combiné à un malaise important
  • N'importe quel symptôme (y compris les plus légers listés ci-dessous) qui s'aggrave rapidement

Consultez votre médecin si vous présentez ces symptômes plus légers :

  • L'un des effets normaux suivants de la DMT qui persiste au-delà de 30 minutes : rythme cardiaque rapide, frissons, transpiration abondante
  • Contractions ou secousses musculaires
  • Nausées, diarrhée

Effets normaux de la DMT vs. syndrome sérotoninergique : Un rythme cardiaque plus rapide, la transpiration, la sensation de froid et les pupilles dilatées sont aussi des effets normaux de la DMT. La différence clé est la sévérité, la combinaison et la durée. Un rythme cardiaque accéléré seul est attendu. Mais plusieurs de ces symptômes ensemble, surtout s'ils sont sévères ou s'aggravent au lieu de s'atténuer, c'est ce qui distingue le syndrome sérotoninergique des effets normaux de la DMT.

Si vous prenez des IMAO : Restez avec votre tripsitter pendant au moins une heure après avoir pris de la DMT. Les IMAO peuvent retarder l'apparition du syndrome sérotoninergique. Vous pourriez vous sentir bien au début, puis développer des symptômes plus tard.

Si vous avez besoin d'une aide médicale d'urgence après avoir pris de la DMT, il est crucial que l'équipe médicale sache ce que vous avez pris. Dites-leur que vous avez pris de la DMT, et listez tous vos autres médicaments. Le syndrome sérotoninergique est traitable, mais il doit être correctement identifié.

Vais-je avoir des ennuis ? Le personnel médical d'urgence est là pour vous soigner, pas pour vous dénoncer à la police. Dans de nombreux pays, des lois protègent les personnes qui appellent à l'aide lors d'une urgence liée à des substances. Dans tous les cas, votre sécurité passe en premier. Appelez toujours les secours si vous en avez besoin.

Ressources

Pour des informations plus détaillées sur le syndrome sérotoninergique :

Spectre des symptômes du syndrome sérotoninergique — symptômes légers à gauche, sévères à droite, avec une ligne de démarcation indiquant quand appeler les secours Les symptômes du syndrome sérotoninergique vont du léger (à gauche) au sévère (à droite). La ligne rouge indique quand appeler les secours.


Interactions médicamenteuses en détail

Cette section détaille chaque catégorie de médicaments du tableau ci-dessus. Lisez les parties qui vous concernent.

Lithium

Le lithium est un stabilisateur de l'humeur prescrit pour le trouble bipolaire et aussi utilisé comme traitement de fond de l'AVF. L'association lithium + DMT peut provoquer des convulsions. Ce risque est documenté principalement à partir de rapports impliquant des psychédéliques apparentés comme le LSD et la psilocybine.[1]

Si vous prenez du lithium, ne tentez pas de prendre de la DMT.

IMAO

Les IMAO (inhibiteurs de la monoamine oxydase) sont des médicaments qui ralentissent la capacité du corps à dégrader la sérotonine. Cela crée deux risques distincts en combinaison avec la DMT :

  1. Syndrome sérotoninergique. Parce que les IMAO empêchent votre corps d'éliminer la sérotonine normalement, celle-ci peut atteindre des niveaux dangereux. Les symptômes peuvent apparaître pendant ou même des heures après la prise de DMT (car l'IMAO maintient la sérotonine élevée longtemps). Voir la section syndrome sérotoninergique ci-dessus.

  2. Trip intensifié et prolongé. Les IMAO rendent la DMT considérablement plus puissante et plus longue. Une dose qui produirait normalement des effets légers pendant 10-20 minutes peut au contraire provoquer une expérience intense durant 2 à 4 heures. Cela peut s'avérer psychologiquement éprouvant.

IMAO courants :

  • Antidépresseurs sur prescription : phénelzine (Nardil), tranylcypromine (Parnate), isocarboxazide (Marplan), moclobémide (Moclamine)
  • Antibiotiques : linézolide
  • À base de plantes : ayahuasca, rue de Syrie (harmal), mélanges de changa (qui contiennent souvent de l'harmine ou de l'harmaline)

Si vous prenez un IMAO, consultez votre médecin avant de tenter la DMT. Si votre médecin donne le feu vert, ayez toujours un·e tripsitter qui connaît les symptômes du syndrome sérotoninergique, et demandez-lui de rester avec vous pendant au moins une heure après. Les symptômes peuvent être retardés avec les IMAO.

ISRS et IRSN

Les ISRS et IRSN sont des antidépresseurs très couramment prescrits. Ils fonctionnent en augmentant le taux de sérotonine dans le cerveau. En combinaison avec la DMT (qui active aussi les récepteurs de la sérotonine), les effets peuvent se cumuler.

Le risque de syndrome sérotoninergique en combinant DMT et un seul ISRS ou IRSN est généralement considéré comme faible, mais il n'est pas nul, surtout si vous prenez aussi d'autres médicaments qui agissent sur la sérotonine.

ISRS courants : citalopram (Séropram), escitalopram (Séroplex), fluoxétine (Prozac), fluvoxamine (Floxyfral), paroxétine (Deroxat), sertraline (Zoloft).

IRSN courants : venlafaxine (Effexor), duloxétine (Cymbalta), desvenlafaxine (Pristiq).

Note importante sur l'arrêt des ISRS : Certains ISRS restent dans votre organisme pendant des semaines après l'arrêt. La fluoxétine (Prozac) est particulièrement longue à éliminer. Si vous avez récemment arrêté un ISRS, demandez à votre médecin combien de temps attendre avant d'essayer la DMT. Et n'arrêtez jamais un antidépresseur sans suivi médical. Le sevrage peut être sérieux.

Consultez votre médecin avant de combiner la DMT avec un ISRS ou IRSN. Ayez un·e tripsitter pour vos premières utilisations, et assurez-vous que cette personne connaît les symptômes du syndrome sérotoninergique.

Triptans

Deux risques existent en combinant triptans et DMT :

  1. Syndrome sérotoninergique : Les triptans interagissent avec le système sérotoninergique, mais les données actuelles suggèrent qu'ils contribuent peu au syndrome sérotoninergique. La prudence reste de mise.

  2. Stress cardiovasculaire : Les triptans contractent les vaisseaux sanguins. La DMT augmente la tension artérielle et le rythme cardiaque. Ensemble, cela ajoute une contrainte supplémentaire sur le système cardiovasculaire. C'est la préoccupation principale.

Recommandation : Attendez au moins 24 heures après votre dernière prise de triptan avant d'utiliser la DMT. Exception : le frovatriptan (Tigreat) a une demi-vie beaucoup plus longue, donc attendez au moins 5 jours. Certains patients finissent par utiliser la DMT en remplacement des triptans, ce qui élimine le problème d'interaction.

Autres médicaments sérotoninergiques

De nombreux médicaments courants agissent sur la sérotonine, même si ce n'est pas leur fonction première. Pris isolément, la plupart présentent un faible risque d'interaction avec la DMT. Mais plusieurs médicaments sérotoninergiques pris ensemble peuvent se cumuler jusqu'à atteindre un risque significatif, même si chacun pris seul semble inoffensif.

Médicaments de cette catégorie :

  • Antidépresseurs tricycliques : clomipramine, imipramine
  • Antidouleurs opioïdes : tramadol, méthadone, mépéridine, fentanyl (note : la morphine n'a pas d'interaction sérotoninergique dangereuse)
  • Antitussif : dextrométhorphane (DXM), présent dans de nombreux médicaments contre la toux et le rhume en vente libre
  • Plantes : millepertuis, un complément alimentaire courant pour l'humeur
  • Stimulants : amphétamine (Adderall, Vyvanse)
  • Drogues récréatives : MDMA / ecstasy
  • Antihistaminiques : chlorphéniramine, bromphéniramine

Conseil général : Faites une liste complète de tout ce que vous prenez (prescriptions, médicaments en vente libre, compléments alimentaires, remèdes à base de plantes). Consultez votre médecin. Ayez un·e tripsitter pour vos premières fois.

Alcool et nicotine

L'alcool comme la nicotine (surtout en grande quantité) peuvent provoquer des vomissements. La DMT peut altérer votre état de conscience suffisamment pour que vous ne soyez plus en mesure de protéger vos voies respiratoires si vous vomissez. C'est la combinaison d'une conscience altérée et de vomissements qui rend cette situation dangereuse.

Aux faibles doses utilisées pour stopper les crises d'AVF, ce risque est très faible. Ceci dit :

  • Ne prenez jamais de DMT en état d'ivresse. L'alcool altère déjà vos réflexes et votre capacité à dégager vos voies respiratoires. Y ajouter la DMT est un risque inutile.
  • Évitez l'usage cérémoniel de DMT: il implique parfois de grandes quantités de nicotine (par exemple les purges au tabac), ce qui peut provoquer des nausées sévères. Combiner cela avec la DMT augmente le risque d'aspiration.

Qui plus est, l'alcool et le tabac augmentent le risque de crises d'AVF. Mieux vaut éviter d'en consommer.

Effets cardiovasculaires

La DMT augmente temporairement votre rythme cardiaque et votre tension artérielle. Aux doses d'arrêt de crise (5-10 mg), c'est perceptible mais sans danger pour une personne en bonne santé. Même à des doses bien plus élevées (50 mg, bien au-delà de ce que vous prendriez pour stopper une crise), cette augmentation temporaire est peu susceptible de présenter un risque significatif pour quelqu'un avec un système cardiovasculaire sain.

Pour simplifier : Si vous pouvez monter un escalier sans douleur thoracique ni essoufflement, vous pouvez très probablement supporter les effets cardiovasculaires de la DMT aux doses d'arrêt de crise.

Qui doit être prudent :

  • Hypertension ou maladie cardiaque. Consultez votre médecin avant d'essayer la DMT.
  • Antécédents d'AVC. Consultez votre médecin.
  • Personnes sous triptans. Voir la section triptans ci-dessus.

Sécurité psychologique

Aux faibles doses utilisées pour stopper les crises, la DMT a des effets psychologiques légers. Vous resterez conscient·e de l'endroit où vous êtes, de la personne qui est avec vous, et de ce qui se passe.

Aux doses d'arrêt de crise (5-10 mg)

Vous pourriez ressentir un body buzz, avoir froid, voir des motifs visuels, ou avoir une sensation de lourdeur ou de pression. Vous resterez conscient·e et en contrôle. La peur ou l'anxiété est possible mais rare à ces doses, et passe toujours en 10 à 20 minutes.

Une expérience traumatisante est très improbable aux doses d'arrêt de crise. Le protocole d'arrêt de crise est spécifiquement conçu pour l'éviter : vous prenez de très petites quantités, une bouffée à la fois, et vous arrêtez dès que la crise commence à s'atténuer. Pour une description détaillée des sensations à attendre, voir ce que vous pourriez ressentir sur la page du protocole.

À des doses plus élevées

De 10 à 25 mg (rarement nécessaire pour stopper une crise), vous pourriez voir des motifs visuels vifs même les yeux ouverts, et ressentir une distorsion du temps. Au-dessus de 25 mg (presque jamais nécessaire), l'expérience peut devenir très intense : la pièce peut sembler disparaître, vous pourriez ressentir des émotions fortes, ou même rencontrer des « entités » : des êtres apparemment autonomes qui semblent incroyablement réels. C'est un effet bien connu de la DMT à haute dose, et il passe complètement en quelques minutes. Ces expériences peuvent être positives ou négatives.

Le protocole rend une prise accidentelle de dose élevée improbable. Mais si cela arrive, rappelez-vous : l'expérience sera complètement terminée en 10 à 20 minutes.

Psychose et effets à long terme

Les données scientifiques indiquent un profil psychologique sûr pour la DMT :

  • Dans les études cliniques avec des volontaires sains : Les méta-analyses récentes n'ont trouvé aucun cas d'événement indésirable grave (hospitalisation, psychose, ou atteinte durable), ni immédiatement après la prise de DMT, ni lors du suivi.[2]
  • Dans les études de population : Une large méta-analyse a estimé l'incidence de la psychose induite par les psychédéliques à environ 0,002 % dans les études de population.[3] Parmi les consommateurs d'ayahuasca spécifiquement, les problèmes psychotiques persistants ont été estimés à environ 1 pour 50 000.[4]
  • Contexte des doses : Les études de sécurité clinique testent souvent des doses bien supérieures aux 5-10 mg habituellement nécessaires pour stopper une crise.

Exception importante : Si vous avez un trouble psychotique (comme la schizophrénie ou le trouble schizoaffectif) ou des antécédents familiaux proches (un parent ou un frère/une sœur), soyez extrêmement prudent·e. Les personnes atteintes de troubles psychotiques sont généralement exclues des essais cliniques sur les psychédéliques, nous disposons donc de très peu de données sur les risques pour elles. Consultez votre médecin et ne prenez pas de DMT sans être certain·e que c'est sûr pour vous.


Références

  1. Sewell RA, Halpern JH, Pope HG Jr (2006). Response of cluster headache to psilocybin and LSD. Neurology, 66(12), 1920–1922. doi:10.1212/01.wnl.0000219761.05466.43
  2. Hinkle JT, Graziosi M, Nayak SM, Yaden DB (2024). Adverse events in studies of classic psychedelics: A systematic review and meta-analysis. JAMA Psychiatry, 81(12), 1225–1235. doi:10.1001/jamapsychiatry.2024.2546
  3. Sabé M, Sulstarova A, Glangetas A, De Pieri M, Mallet L, Curtis L, et al. (2025). Reconsidering evidence for psychedelic-induced psychosis: An overview of reviews, a systematic review, and meta-analysis of human studies. Molecular Psychiatry, 30(3), 1223–1255. doi:10.1038/s41380-024-02800-5
  4. Lima FAS, Tófoli LF (2011). An epidemiological surveillance system by the UDV: Mental health recommendations concerning the religious use of Hoasca. The Internationalization of Ayahuasca (Labate B, Jungaberle H, eds.). Link

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